Vincent Perez réalise le film “Seul à Berlin”. Dans les salles le 23 novembre en France et dès le 30 novembre en suisse.

Vincent Perez, l’acteur, d’origine suisse, s’est principalement fait remarquer dans les films Indochine, La Reine Margot ou Fanfan.  Photographe et producteur,  son film « Seul à Berlin » est sur le point de prendre d’assaut les cinémas du monde entier, Etats-Unis, Allemagne… Il sort le 23 novembre en France et une semaine après en Suisse. Le film d’après une histoire vraie : Berlin, 1940. La ville est paralysée par la peur. Otto et Anna Quangel, un couple d’ouvriers, vivent dans un quartier modeste où, comme le reste de la population, ils tentent de faire profil bas face au parti nazi. Mais lorsqu’ils apprennent que leur fils unique est mort au front, les Quangel décident d’entrer en résistance. Aux quatre coins de la ville, ils placent des messages anonymes critiquant Hitler et son régime. S’ils sont arrêtés, ils savent qu’ils seront exécutés…

L’inspecteur Escherich de la Gestapo s’intéresse bientôt à leurs actions et c’est un redoutable jeu du chat et de la souris qui s’engage. Le danger ne fait que renforcer la détermination d’Otto et Anna et leur amour. Progressivement, leur rébellion silencieuse mais profonde transforme leur vie et leur mariage…

Films à succès, expositions de photos, livres, quelle est la philosophie de vie de Vincent Perez ? Il vit le plus clair de son temps au cœur de Paris et se ressource dans sa maison de campagne à soixante kilomètres de la capitale : « Je vis dans cette maison des moments précieux. Je suis très épicurien. Je reçois beaucoup d’artistes, je prends le temps de réfléchir.  Quand on parle d’investissement, Vincent met en avant son investissement principal, l’éducation de ses enfants !  Pour lui, c’est un investissement dans le temps. «Et quoi de plus précieux que le temps ? » s’interroge l’homme. Une certaine sagesse semble habiter cet artiste aux multiples talents.
Et pour lui pas de caprice, pas de folie, de dépenses somptuaires. Partir au bout du monde dans un magnifique hôtel serait sa plus grande folie.

Vincent se passionne pour l’art. Il reconnaît avoir craqué pour quelques œuvres magnifiques. Tout en restant fort raisonnable.

Vincent Perez avoue pouvoir prêter de l’argent à un ami en difficulté « ça fait partie des preuves d’amitié ». Il n’hésiterait pas non plus à laisser des pourboires ou à donner de l’argent à un être proche « Mais je ne jette pas l’argent par les fenêtres pour autant ! »

L’avenir peut être incertain. Vincent le sait. Epargne-t-il pour autant ? « J’essaye. Toutes les périodes de vie ne sont pas faciles pour un artiste. C’est une relation amour-haine » .

Aujourd’hui,  Vincent Perez se félicite d’être parvenu, après 10 ans,  au bout de son projet de film « Seul à Berlin». « Le plus difficile a été de trouver le financement et de réunir autour de cette aventure d’envergure les bonnes personnes.  Vincent Perez est fier de son film.  Et si le succès était au rendez-vous, est-ce que cela changerait sa vie? « Oui ! » avoue Vincent dans un souffle.