En plus de ses aquariums et de ses terrariums admirablement scénarisés, le complexe lausannois a déjà imaginé de nouvelles animations, comme des expositions temporaires et un cinéma multi-sensoriel. Projection dans un futur pas si lointain.

Aquatis, l’Aquarium-Vivarium de Lausanne, n’a pas attendu son inauguration pour se projeter dans l’avenir. Si ce complexe compte bien marquer les esprits dès son ouverture grâce à la scénographie réalisée autour de ses poissons d’eau douce et de ses reptiles, il mise tout autant sur un développement aussi durable que celui qu’il prône en faveur de notre planète. « Il faut évidemment créer l’événement lors de l’inauguration, mais aussi inciter les visiteurs à revenir en leur proposant des activités culturelles nouvelles et en réfléchissant à long terme sur le renouvellement de l’offre », explique Angélique Vallée-Sygut, sa directrice. Le futur est donc déjà en marche, bien que tapi derrière des parois amovibles. Deux espaces destinés à accueillir en alternance des expositions temporaires, sur une période d’une année, existent en effet déjà. Le premier d’entre eux, accessible à partir de fin 2018, sera consacré à une thématique aussi passionnante que méconnue du grand public : les rivières volantes d’Amazonie. « Ce processus fascinant a été révélé par l’éco-aventurier et pilote d’avion d’origine suisse Gérard Moss », détaille Angélique Vallée-Sygut. « Il résulte de la transpiration des arbres ! Un seul arbre peut émettre jusqu’à 300 litres d’eau par jour sous forme de vapeur d’eau, qui alimentent des courants atmosphériques d’altitude chargés en humidité. Les nuages qui planent au-dessus de la forêt amazonienne proviennent de ce processus ; ils se déplacent vers le Brésil sous l’influence des vents et provoquent de fortes pluies, conditionnant la production d’énergie hydroélectrique, l’agriculture, etc. Les grosses périodes de sécheresse que connaît le Brésil depuis 2014 seraient liées, selon certains scientifiques, à la déforestation de l’Amazonie. » Cette exposition, comme les suivantes, représentera le point d’ancrage pour de nombreuses activités et animations. « Ces divers événements seront tantôt destinés à la communauté scientifique, tantôt prévus pour le grand public », souligne la directrice. « Je pense notamment à des débats, à des cafés scientifiques, à des conférences, à des ateliers pédagogiques, à des jeux de piste pour les enfants… »

Une immersion totale

L’autre grand projet consiste en un cinéma de 80 places. Pas de quoi déclencher un tsunami de joie et d’émerveillement ? Détrompez-vous, car il alliera la réalité virtuelle et les effets spéciaux afin que l’immersion soit multi-sensorielle et totale. « Il s’agira d’un mélange entre du cinéma 5D et de la réalité virtuelle », confirme Angélique Vallée-Sygut. « On sera sur une plateforme dynamique, confortablement assis dans des sièges qui pourront vous chatouiller ou bouger au rythme de l’action. Même les odeurs seront de la séance, complétées en plus par la réalité virtuelle, grâce au casque que chaque spectateur aura sur les yeux ». Sensations garanties lors de ce petit voyage en milieu aquatique, puisque les courts-métrages proposés seront bercés par les mêmes inspirations qu’Aquatis. Si un espace a déjà été réservé pour ce cinéma, son ouverture n’est prévue que fin 2019. Autant de raisons de se réjouir de retourner à Aquatis qui, comme le cycle de l’eau, semble être emporté dans un mouvement perpétuel qui éloigne de l’ennui.