Directrice d’Aquatis, Angélique Vallée est une aventurière passionnée de plongée et de biologie.

 

Racontez-nous votre parcours

C’est en découvrant la plongée sous-marine que je me suis prise de passion pour la vie marine. Je me suis donc naturellement dirigée vers une formation universitaire en environnement marin. Une fois mon diplôme en poche, je suis partie en 2002 à l’aventure dans les Antilles. J’ai monté mon entreprise et j’ai assuré pendant plusieurs années la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre d’un programme européen relatif à une politique de gestion des ressources marines. Concrètement, mon temps était partagé entre le terrain où je faisais des inventaires de poissons en plongée et le bureau où je compilais les données, en faisais l’analyse statistique, interprétais les résultats et rédigeais les rapports. J’ai beaucoup apprécié de piloter ce projet sous toutes ces facettes. Je pouvais assouvir ma passion de la plongée tout en faisant avancer la recherche.

Cinq ans plus tard, en 2007, mon mandat s’est terminé et je suis partie retrouver mon futur mari en Normandie, bien décidée à retrouver un nouveau défi professionnel passionnant. Quelques semaines après mon arrivée, un jour où je me promenais pour le plaisir, je suis passée devant un aquarium avec une porte entrouverte. N’hésitant pas à la franchir, je suis alors tombée nez à nez avec deux otaries en guise d’hôtes ! J’ai ensuite découvert que l’ancien responsable de l’aquarium venait de trouver un nouveau poste et je me suis vu proposer de le remplacer.

À partir de là, tout s’est très vite enchainé pour moi. Un an plus tard, on m’a proposé un poste d’adjointe du responsable dans un aquarium de plus grande importance en Vendée avant que je parte à nouveau en 2009 pour occuper la même fonction au sein du très réputé Musée Océanographique de Monaco. J’ai ensuite été nommée responsable de projets. Cela m’a donné l’occasion de relever plusieurs défis originaux. Je me suis par exemple occupée d’aménager l’enclos des tortues géantes reçues comme cadeau diplomatique par le Prince de la part du gouvernement malien !

Qu’est-ce qui vous a convaincue de quitter une telle structure pour Aquatis ?

Il y a deux critères qui ont été décisifs pour moi. Le premier, c’est bien évidemment l’envergure de ce projet, le fait que ce soit plus qu’un aquarium-vivarium, que ce soit un centre culturel et scientifique dédié à l’eau douce, à la protection de l’environnement et au développement durable. L’autre point important est la qualité de vie qu’offre la Suisse. J’aime son environnement, sa gastronomie et la gentillesse des gens. Je me suis même découverte une passion pour le yodel ! (rires)

En tant que directrice d’exploitation, parlez-nous de votre vision pour Aquatis.

Selon moi, nous devons mettre en avant la responsabilité sociale et environnementale d’Aquatis. Cela passe par des actions de sensibilisation, et également des actions sur le terrain en contribuant à des programmes de préservation des espèces ou encore de restauration d’habitats : le développement de partenariats scientifiques sera au centre de cette mission

Avez-vous un animal coup de cœur ?

Je les aime tous ! Mais je dois avouer que j’ai une petite affection particulière pour les tortues, qu’elles soient marines, terrestres ou aquatiques. Parmi elles, il y a bien sûr la cistude d’Europe et ses jolies taches jaunes qui recouvrent sa carapace ; c’est une tortue aquatique présente en Suisse. Malheureusement, cette petite beauté est menacée par la fragmentation de son habitat, la pollution et le ramassage volontaire. Voilà un exemple du rôle d’Aquatis. Sensibiliser le public au trésor qu’est la nature et à la nécessité de la protéger.